« La fanfare propere, c’est une célébration de la vie débridée, une décadence bienfaisante… »
Marc Gérald Peks
Du 5 au 13 juillet, la fanfare Propere se lance dans une « tournée auvergnate ». Ils nous viennent de Belgique, et le Jeudi 10 juillet, ils seront huitante (oui, oui, 80 !) à La Pierre Noire.
Initiative de Bij’ De Vieze Gasten, projet socio-artistique du cœur culturel battant de Brugse Poort, un quartier populaire du nord-ouest de Gand, la fanfare Propere a donné plus de 300 concerts depuis sa première apparition de rue en mai 2004. Ils se sont produits dans des fêtes de quartier, des défilés, des événements, des petits concerts et des grands festivals ; on les a vus à la porte de Bruges, à Gand, un peu partout en Flandre, mais aussi en France et aux Pays-Bas, en Espagne, au Pays de Galles, en Slovénie…
Pour qualifier ces « Dirty Guests », ce sont les termes de fous, de saltimbanques ou de troubadours qui reviennent le plus souvent. Comme dans toutes les fanfares, il y a des cuivres et des percus. Mais chez eux, on rencontre aussi des guitares, des basses, des accordéons, des flûtes, des violons, un xylophone, une mandoline… Et non contents de multiplier les musiciens, ils s’entourent aussi de danseurs, jongleurs, acrobates, clowns – c’est bien simple, on sait à peine combien ils seront !
Leur musique alterne blues, reggae, rumba, valse, reprises et compos originales. Aucun genre ne leur est étranger, et le tout dans une farandole bondissante de costumes colorés et extravagants !
Si vous voulez les retrouver dès le surlendemain, samedi 12 juillet, on vous signale qu’ils seront à Vebret à 11 heures du matin, pour la très festive inauguration de « La Ronde de la Paix », l’œuvre monumentale imaginée par notre camarade & artiste Philippe Monsel. Les enfants de la classe de CP de l’école communale de Vebret danseront cette ronde de la paix pour porter l’espoir de lendemains meilleurs, à Gaza comme ailleurs.
Exposition « Lumière au cœur de l’obscurité »
Depuis le festival « Voix palestiniennes », organisé entre le 25 avril et le 12 mai dernier par le Théâtre D’or et le Mouvement de la Paix Comité de la Creuse, aux cinq coins du département voisin (cinq rencontres en moins de trois semaines !), nous connaissons l’art et la gentillesse de Mohammed Emrany.
Depuis son « monologue d’un réfugié », nous connaissons un peu son parcours de réfugié, originaire de Gaza, et rejoint depuis lors par sa compagne. Depuis notre « Fête pour la Palestine » du 21 juin, où il est venu exposer quelques-uns de ses dessins et peintures, ainsi que des photos d’autres artistes gazaouis assassinés, nous connaissons aussi son talent et sa sensibilité.
Voilà qu’il nous revient la semaine prochaine, avec une nouvelle exposition, après plusieurs rencontres / dédicaces du dernier livre qu’il a illustré, « Anah la Palestine », d’Olivier Bordaçarre, récemment paru aux éditions Tarabuste (notamment à l’excellente et non obstante montluçonnaise Librairie Le Talon d’Achille – c’est un montluçonnais qui vous le dit).
Et parce qu’Emrany ne fait rien comme tout le monde, son exposition commencera dès le 10 juillet, mais nous organiserons son vernissage le 26 ! Elle sera visible jusqu’au 13 août, et voici la note d’intention qu’Emrany nous envoie :
« Lumière au cœur de l’obscurité » est une exposition individuelle composée d’un ensemble de peintures réalisées à l’acrylique sur toile, de formats moyens. À travers ces œuvres, je cherche à transmettre une image fidèle d’une réalité difficile, marquée par la lutte, la répression, la violence militaire, la peur, mais aussi par l’amour, l’espoir et la vérité. Chaque toile est un fragment d’un combat pour la liberté, un témoignage visuel qui résiste à l’effacement. Ce travail est une tentative sincère de rendre visible ce qui est souvent caché, d’exprimer avec force ce que vivent ceux qui n’ont pas toujours voix. Le message est clair : voir, révéler, et ne pas détourner le regard. Dans cette exposition, je vous invite à un voyage visuel où la mémoire croise l’instant, la sensation, l’idée. Les œuvres présentées ici ne sont pas de simples expressions visuelles, mais plutôt des tentatives de compréhension de soi à travers la matière, la couleur et l’espace. Chaque tableau est né d’une question, et chaque installation est le prolongement d’une expérience émotionnelle intense. Je n’apporte pas de réponses, mais ouvre plutôt un espace de contemplation et d’interaction, où le spectateur devient partie prenante de l’œuvre et de son sens changeant. Cette exposition est un espace de révélation et de reconsidération de ce que nous voyons et de ce que nous considérons comme une vision. ALIMRANI
Ajoutons enfin que notre bien-aimée Laurence propose un premier bar-répèt le Vendredi 11 juillet, avec l’audition gratuite d’un tout nouveau groupe, Mortimer, composé de Laurence au chant, de notre Liam préféré à la batterie, et de l’incroyable Clement Peyronnet à la contrebasse. Venez dès 18h, et dans dix ans vous pourrez dire que vous avez assisté au tout début du groupe !
Trois dates à retenir donc : dès le 10 juillet pour voir l’exposition et danser avec la fanfare Propere, le 11 pour écouter les premiers accords de Mortimer, et le 26 pour rencontrer Mohammed Emrany au vernissage de son exposition ! Qu’on se le dise !